Je suis venu vous dire que je m'en vais
3 09 2009
Cher lecteurs, chères lectrices,
Soufflez, respirez, bougez vivez comme d’habitude, votre vie peut reprendre son cours. Depuis votre boite crânienne, où souffle un permanent sirocco, vous n’avez pu comprendre la démarche artistique de mes actes. Patience je vais développer plus avant et analyser la réussite de mon acte.
Tout d’abord je voulais remercier les milliers de visiteurs et surtout les pics de fréquentations dépassant les 500 par jours, ce qui est énorme en une semaine d’existence ! Jamais je n’aurais imaginé recevoir tant d’attention et passer, grâce à vous, dans les journaux les plus populaires et se développant le plus rapidement.
Ensuite je voulais remercier votre imagination débordante. Sur des articles inventés de toutes pièces, vous êtes arrivés à reconnaître des vraies personnes. Un exemple? L’article : « Repéré: S. devant son écran, comme toujours…« . Avant sa diffusion S. était Q., mais aurait très bien pu être J., ou encore T. Vous vous reconnaissez dans des situations qui vous sont communes, sans même douter. L’humain se rattache toujours à ce qu’il connait, vous vous êtes empressés de conspuer le vil pourceau responsable de ces écrits, sans vous rendre compte que vous donniez vous-même vie à de psychologiques chimères pouvant se rattacher à énormément de personnes, sans même prêter attention aux instructions entourant ce journal.
Je voulais remercier aussi votre esprit critique et votre façon de fonctionner, tellement prévisible que je me suis délecté d’anticiper vos réactions. Je savais pertinemment qu’en ajoutant les bonne personnes sur Facebook, j’étendrais mon réseau social via les suggestions et que vous seriez d’autant plus vite touchés, inquiétés et suspicieux.
J’ai joué également avec votre vexation, de ne pas figurer dans mes lignes, tout en vous tenant en haleine. Sur qui tomberait le couperet suivant ? J’ai profité de vos critiques pour amplifier d’autant plus ce journal. Si vous ne le saviez pas : Si vous ne parliez pas de moi, je n’existais pas. Je savais par exemple qu’en critiquant Q. sur un sujet qui lui était cher, comme son talent, les réactions allaient immédiatement fuser. Je savais que tant que vous réagissiez je vivrais.
Je voulais remercier les enquêteurs et enquêteuses qui ont fini par ne rien trouver du tout, ah si que je suis deux! Mais hélas pour eux, ce n’est pas le cas. Si pour vous changer de style d’écriture équivaut à être deux, détrompez vous. Non, ce n’était que facétie de mon esprit afin de brouiller les pistes et vous égarer. Croyez le ou pas, à ce stade peu m’importe.
Vous m’avez accusé de tous les maux, ne vous rendant pas compte de la portée dénonciatrice de mon acte, quand tout ce que je rapportais en ces pages n’étaient que ce que vous-même vous faisiez circuler dans le dos de vos « amis », informations glanées, lâchées par vos langues par trop déliées. Vous m’avez vu comme le diable en personne, sans vous rendre compte que je ne faisais qu’exposer au grand jour cette noirceur qui se cache au sein de beaucoup d’entre vous. Preuve est faite que visages dévots et pieuses actions nous servent à enrober de sucre le Diable lui-même.
Jamais il ne fut dans mon intention de blesser, préférant rester dans le vague, laissant simplement votre interprétation jouer à ce jeu dangereux. Mais cette interprétation peut vous blesser, et je pu me rendre compte à quel point certains d’entre vous manquent cruellement d’auto-dérision, s’emportant au moindre mot, démarrant au quart de tour.
Surtout, ne changez pas, mais ouvrez les yeux. La porte se ferme maintenant, le Judas reste néanmoins au Milieu, et la clef dans ma poche. Ce fut une joie de participer à cette aventure avec vous.
Vi Veri Veniversum Vivus Vici.
Par le pouvoir de la vérité, j’ai de mon vivant, conquis l’univers.
Un conseil? Dormez sur vos deux oreilles! Vous pouvez désormais éteindre votre écran et reprendre votre activité normale…
Ou pas.










