Nuit des mauvaises au poulailler.
31 10 2009Etait-ce vraiment nécessaire? Certes, le poulailler est une institution à notre époque, mais nul n’est besoin d’organiser une soirée pour nous préciser à quel point il nous fait concurrence en tant que nid de ragoteuses diverses et variées. L’institution, gérée du main de maitresse par notre chère M. (trois fois son poids en égo, il y en a un peu plus, je vous le mets?), aime à se donner en spectacle depuis des lustres (et je vous parle d’un temps que les moins de 50 ans ne peuvent heureusement pas connaitre). Établissement tant décrié par certains, adulés par d’autres, le poulailler ne laisse personne indifférent.
Repère de folles en tout genre, il reste le dernier lieu où la virilité agonise, aux cris de mâles émasculés d’adoration envers leur déesse, les contemplant du haut de sa chaire, et de sa cohorte de succubes faméliques, esquissant pauvrement trois pas de danse à même le comptoir. Certes, certaines se distinguent, l’on peut ainsi se souvenir de quelque brillante interprétation de F.U.C.K. Amy, déchainée et tonitruante, instant unique vibrant d’énergie que je ne peux qu’applaudir.
On peut reconnaitre à M. qu’elle a souvent évité de tomber dans le kitsch (attention, je ne parle pas de la déco intérieur, ça, c’est une autre histoire. Le style rococo, on aime. ou pas.), contrairement à certains bars préhistoriques, qui à force de surenchère tombent dans le ridicule.
Le poulailler reste un endroit unique, de tous points de vue, et un lieu à voir une fois au moins dans sa vie (si vous arrivez à rentrer dans l’étroit couloir de ce club, où s’amoncellent les gens ayant déjà pris leur jambes à leur cou). M. a force de persistance, est devenue inamovible au paysage bruxellois (et puis, le déplacement demanderait bien trop de bras!), et je ne pouvais donc faire l’impasse sur ce bar unique, où tant de personnalités ont déjà défilé.
Un conseil? C’est la volaille qui fait l’opinion, prenez y garde!








