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  • Il existe un paradis quelque part…

    30 11 2009

    Au commencement, la terre du Milieu était plongée dans le stupre et la fornication, laissant les pauvres âmes toutes fraichement arrivées sans protection face à cette perversité latente et ces attouchements libidineux…

    Alors, Dieu, dans sa grande bonté, décida de créer un Eden, un lieu protégé de tout, et surtout de cet enfer grouillant l’entourant, un espace clos et intimiste, une communauté renforçant les liens entre jeunes garçons, les aidant à affronter cette terrifiante terre du Milieu, qui les dardait déjà de ses flammes.

    A ce lieu magique, Dieu décida d’adjoindre plusieurs anges, paisibles surveillants de cette petite terre, afin de toujours veiller à la pureté de ces lieux et à la sûreté de ses paisibles habitants.

    Dieu, par souci d’intégrité et de facilité, n’édicta qu’une simple règle : Jamais Dieu Tu Ne Contrediras Ou A Jamais l’Eden Tu Quitteras. Règle sine qua non de la préservation de ce lieu paisible. Dieu étant omnipotent, et omniscient, grâce à ses multiples pouvoirs cachés, put dès lors s’assurer de la sûreté de son bon troupeau.

    Dieu décida de plus de la création de l’archange Lucifel, ange tentateur, qu’il déchût par commodité, et laissa la afin de faire planer l’ombre de la peur et du doute, moyen ultime de s’assurer respect et probité en son royaume.

    Ayant fait cela, et ayant vu que cela était bon, Dieu décida alors de s’installer dans ses appartements, ne quittant jamais, ôh grand jamais, son Eden des yeux, veillant à sa quiétude, n’hésitant pas à faire taire, par tous les moyens que ses divins pouvoirs permettait, les indigents osant aller contre sa Divine Volonté et Son Ultime Commandement.

    Mais les années passèrent, et notre époque étant ce qu’elle est, Dieu perdit peu à peu de sa gloire, et sa cathédrale se désemplit alors, vidée des fidèles énervés par cette omniprésence cléricale, attirés par d’autres feux de Prométhée, s’osant à quelques pensées impures.

    Car Dieu ne pouvait tenir tout le monde en laisse, et l’être humain, étant doté de cette merveilleuse chose qu’est le libre arbitre, n’est pas de ceux qui se laissent aisément dompter, ce que Dieu apprit à ses dépends lorsqu’il tenta de museler les impudents, qui bien vite lui échappèrent pour voler de leurs propres ailes.

    Frappés d’anathème, ces quelques anges déchus, autrefois assis à la droite du Père, n’eurent de choix que de recommencer leur errance en ces terres hostiles, humbles observateurs rêvant d’un Paradis Perdu, que leur imagination n’avait alors de cesse d’encenser avant d’en découvrir la face cachée…

    Un Conseil? Nous faisons tous partie d’une histoire sans fin.

    angel

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