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  • Traité de drague virtuelle

    27 11 2009

    Rassurez vous, je n’évoquerai pas ces jeunes rouges de honte d’avoir été piégés, et j’éviterai de mentionner ceux tombés dans les griffes d’un grand méchant loup. Je ne parlerai point non plus du tourisme sexuel, si cher aux ministres français de gauche (décidément, le rouge n’est plus si flamboyant, c’est certes une vocation d’être proche du peuple, mais passé un certain point cela frôle l’indécence). Mais trêve de plaisanteries et de galéjades…

    Je voulais vous parler de ces sites de rencontres, ou communauté, où vous devez remplir une fiche. Je ne parles pas de la taille ni du diamètre de votre appareillage, ni de vos films, musiques, ou fantasmes préférés, mais bien d’une fiche blanche, que vous devez remplir.

    Et le comble de l’originalité, tout le monde tente de sortir du lot, usant de procédés plus que douteux.

    Ainsi, pour nos aînés, je m’en vais vous donner quelques conseils qui vous aideront surement à devenir intéressant, voir attrayant aux yeux des plus jeunes. Non que j’encourage l’amour intergénérationnel, il y a d’autres sites pour ça.

    Messieurs que le temps n’a pas épargné, n’hésitez pas à user et abuser de cet outil que vos cadets raffolent afin d’améliorer votre visuel (et de grâce, évitez de vous coucher à même le parquet, torse nu, c’est d’un ridicule!). Une belle photo vous mettant, autant que faire se peut, en valeur (la panse à bière n’est pas à votre avantage, cela, je ne devrais me pas le mentionner).

    Pour le texte, abusez du langage jeune, n’hésitez pas à vous aussi massacrer l’orthographe, par quelques fautes bien dissimulées, des abréviations msn, un « truk koul kW ». Mais n’oubliez pas que l’abus nuit en tout! Glissez quelques répliques de films romantico-bidons (évitez donc Rambo et Terminator, ou ces films que vous avez vu en avant première au cinéma, avec comme acteur principal Jean Gabin, dont je doute que vos cadets atrophiés du cerveau ait connaissance.)

    N’hésitez pas à vous aussi vous livrer à l’exercice du « j’aime / j’aime pas », tellement instructif, où vous énumèrerez avec joie, à la Jean Pierre Jeunet dans Amélie Poulain, toutes ces choses que vous adorez faire ou aimez plus que tout (et que personne bien sûr ne fais jamais). Comme par exemple être allongé sur le lit et écouter la pluie cogner contre son velux…

    Dans la partie que vous n’aimez pas, n’hésitez pas à paraitre engagé et à déclarer tout haut ce que vous pensez vraiment : je n’aime pas les personnes âgées, le SIDA et autres, …

    Pour une visite fréquente, changez de pseudo de temps à autres, et de photo également (préparez en donc un armada), consultez les fiches d’autres utilisateurs frénétiquement, et participez activement aux forums, discussions, commentaires de photos, … Soyez partout, restez jeune dans votre tête quand votre look et votre silhouette vous trahissent!

    Un dernier conseil? Evitez à tout prix les petites annonces digne des pires papiers, du genre « je suis actif, je cherche un jeune passif et j’ai vécu des trucs sérieux avant, j’habite rue du clos à gays », ou autre stupidité effrayantes du genre ;)

    clavier

    Baby You Can Drive My Car

    26 11 2009

    Hier soir, curieux de ce que la vie me réservait alors, je fixai rendez vous à T., parfait inconnu de quelques années mon aîné, histoire de me mettre en quête de quelque matière à écrire.

    Je vous entends hurler à la honte, crier à l’infamie, mais contrairement à vous qui fixez des rendez vous pour de viles et basses raisons, proposant un verre d’eau du robinet à votre conjoint du soir, pour ne pas parler trop crûment, j’avais simplement envie de discuter.

    Rendez-vous fixé dans votre bar favori, celui où les cocktails n’en ont que  le nom, je pu constater l’immense générosité de mon interlocuteur, qui m’offrit les deux premières tournées, tout en discutant chaleureusement. Première tournées se composant de « blancs » n’ayant de vin que l’appellation, et encore…

    Deux verres plus tard, alors qu’il me refusait toujours d’aller de ma poche pour les tournées (bien que j’insistais, la vénalité est un défaut que je n’ai point), les langues ont commencé à se délier (je discutais, pervers!).

    L’échange se composait de questions bateaux, mais je ne sais ce qui me prit de lui demander ce qui le passionnait. Peut être pour que T., au visage marqué par la vie et surement par une antique acnée juvénile, se sente à l’aise, écouté, vivant, intéressant… Quel ne fut pas mon étonnement quand il me dit, avec un accent gras de ces villes de bord de Meuse :

    « Moi, ce que j’aime, c’est les voitures, je te montrerai la mienne au parking ». Je ne put m’empêcher d’ironiser la situation, en disant que emmener quelqu’un dans un parking lors du premier rendez-vous, c’était extrêmement risqué voir déplacé.

    Mais ce fut là que je perdit tout contrôle de la situation, et que je fus embarqué dans une discussion portant sur la carrosserie, le volant, les sièges en cuir, et je vous passes les détails croustillants quand aux ceintures et à l’avantage d’un levier de vitesse manuel! C’est sûr, T. avait touché le fond.

    Bien que trouvant honteux que cet homme ignore tout de Abercrombie et consorts, est résolument contre toute forme de technologie positive (montre valable, téléphone à écran tactile, écran plat), et qu’il investisse tout dans sa voiture, je ne pouvais me défiler, l’animal l’ayant apparemment indiqué sur le site où je l’avais croisé. Une forme étrange de geekisme sans doute.

    Je laissai donc mon interlocuteur à sa discussion passionnée, préférant m’éclipser discrètement, avant que cette soporifique discussion ne finisse d’achever le peu d’heures de sommeil que j’avais eu la nuit dernières.

    Un conseil? Renseignez-vous avant de sortir, cela vous évitera de contenir des fous rire et de parsemer de grands blancs les discussions.

    auto

    Non c’est occupé.

    25 11 2009

    Hier soir, ma pudeur et ma chasteté ne furent pas épargnés, et furent toutes les deux mises à très rude épreuve.

    Alors que je buvais un verre dans ce lieu préhistorique, où le bar à l’honneur d’être transformé en mini scène (je savais que vous verriez de quoi je parlais ;) ). Hé oui, je fréquente toujours les lieux les plus glauques de notre chère terre du Milieu, afin de mieux vous divertir…

    Je buvais donc mon verre, dévisagé de pieds en cape depuis mon arrivée par les quelques épaves semblant avoir élu domicile en ce lieu, à se demander si elles n’étaient pas carrément vissées à leur siège (car ce n’est point de la poussière qui repose sur les épaulettes de leur veston), repoussant les discrètes avances, fines et délicates, d’un animal dont seul la libido semblait ne pas avoir subit les affres de l’âge. Après avoir refusé les verres d’autres reliquats, je décidai de me rendre aux toilettes (passionnant me direz vous, mais attendez …).

    J’avoue que j’avais oublié l’ambiance cosy de ces toilettes black ligotées, mettant à disposition des yeux les derniers évènement, à l’odeur rance et âcre. Descendu donc aux toilettes, par souci stratégique je décidai de m’enfermer dans celles dites pour le sexe faible.

    La planche à peine relevée, j’entendis alors trois coups sur ma porte, et je me décidai à ne pas répondre. Mais la voix masculine, pas forcément virile, m’assurait qu’il savait que j’étais là et voulais, je cite, « me faire profiter des joies de la capitale »!.

    Je déclinai alors poliment l’invitation, et attendit que plus aucun bruit ne se fasse entendre afin de sortir. Malheureusement, l’étrange presque homme était là à me dévisager, me déclarant que j’étais « beau » et qu’il avait envie de moi, se disant prêt à m’offrir tout ce que je désirais.

    Heureusement, je pu discuter afin de me sortir de cette gênante situation, et pu rejoindre mon ami, repartant de ce bar, sans boire la fin de mon verre par peur d’une adjonction de quelques substances illicites…

    Je tenais simplement avertir G. que coincer les gens dans les toilettes n’est pas du plus charmant, et qu’à ce niveau là il ne devrait point espérer mieux.

    Un conseil? Messieurs, quelques efforts, cessez d’être glauques!

    closet