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  • Divine Tragedy

    29 03 2010

    Cher lectorat assidu,

    Je m’excuse tout d’abord de la longue attente que je vous ai fait subir avant qu’enfin vous puissiez lire ces quelques lignes, mais il m’a fallu quelques temps pour savoir comment vous en parler. Par où commencer sans que l’on prenne cela pour de l’acharnement thérapeutique… Mais il me semble que l’hémorragie interne qui a eu lieu dans cette chère église (que ce cher B. XVI et Mgr L. se rassurent, ce n’était pas un avortement), les gens à peine rentrés semblaient assez heureux de s’enfuir la queue (de renard et autres) entre les jambes, se ralliant rapidement à d’autres soirées (seul point commun connu: les vestiaires accueillaient, eux, autant de monde qu’habituellement au You, mais dans le sens contraire!).

    Était-ce car la population tenait plus d’un home organisant un Clubbing Trip, que la programmation musicale suivait l’âge des participants, plongeant allègrement dans les méandres du temps? Ou bien était-ce une tentative de datation musicale tentant vainement de faire apparaitre quelque rapport avec ce pauvre Dante (qui devait d’ailleurs se retourner dans sa tombe de voir son oeuvre ainsi piétinée?). En tout cas, les organisateurs ne se sont pas trompés, car avec ce papy boom, les prix eux aussi suivaient, comme quoi, seuls les pensionnés étaient en mesure de pouvoir s’enivrer joyeusement à cette soirée (5€ minimum la boisson, les temps sont durs!). Mais il serait bon de rappeler quand même que cet écrit date du XIVe siècle, et non du paléolithique, mais bon, personne n’est maître de ses convives (quoique certains paraissaient directement issus du Rocky Horror Picture Show!).

    Bien sûr, le lieu invitait à une certaine classe, de par sa magnificence, en cela je n’ai rien à redire, mais cette classe n’a pas semblé perdurer longtemps, s’évanouissant au fur et à mesure des pathétiques essais musicaux, il n’aurait d’ailleurs pas été étonnant que, comme au bon vieux temps de notre chère Mamy, résonnent quelques accents des Lacs du Connemara, sur lesquels nos joyeux cinquantenaires auraient pu assurément dandiner les vestiges de leur gloire passée (si tant est qu’ils se soient décidés un jour à danser…).

    Le show était inattendu pour une soirée bruxelloise, vraiment, vous connaissez ma sincérité, c’était du jamais vu. On vous avait promis du spectaculaire, hé bien, comme à chaque soirée « show » sur Bruxelles, vous avez eu droit au contingent de transformistes (aussi décrépies que la clientèle, serait-ce parce que les meilleurs éléments n’étaient pas au Spirito mais bien au You?), tentant pauvrement de faire hôtesse d’accueil ou de provoquer quelque étincelle d’amusement chez les arrivants. Innovation es-tu en cendres?

    Mais beaucoup d’entre vous ne s’y sont pas trompés, préférant, dans un sursaut de courage, la fuite salvatrice vers d’autres lieux ayant, eux, fait leurs preuves. Heureusement l’endroit, superbe, venait ajouter un peu de baume au cœur des participants, accueillant un lustre splendide au sein même de la place, mais malheureusement cet éclairage n’était que trop faible, au même titre que le volume musical (mais vu la qualité, heureusement). Hé oui, on n’organise pas une soirée dans une église sans régler correctement ses balances, mais excusons ces erreurs de débutant et espérons que cela s’améliorera avec le temps ;)

    Je prendrai quand même une courte ligne (qui a pensé de coke? Voyons voyons, même notre chère S. Team n’est pas restée le temps de faire cela!), pour signaler la remarquable cure d’amincissement de notre chère Mère Maquerelle, il faut croire que les rénovations vont bon train, bientôt l’on devrait pouvoir voir deux personnes sur son bar!

    Pour terminer, je citerai très justement ce message posté sur la page Formspring de Gayssips (sur laquelle vous pouvez anonymement me poser les questions que vous désirez), et que je ne peux qu’avaliser:

    « Divine comedy … Et bien, on attendait du nouveau, du jamais vu. Cette soirée à concentrer tous les côtés négatifs à ne pas faire. Ce cher Vincent a de nouveau crier au loup, annonçant de la magie mais rien… Trois personnes ont dansées sur tout. « 

    Un conseil? « Vous qui entrez, abandonnez toute espérance. » Dante Alighieri – Divina Commedia

    P.S.: Le podcast est désormais disponible sur iTunes.

    2 commentaires sur “Divine Tragedy”

    1. A.D. dit :

      Cher Virgile,

      J’avoue qu’il faut certe du courage pour porter ce doux prénom de nos jours, cependant,qu’il est simple de sortir des citations à 2 balles !!!

      La seule qui mérite d’être citée après avoir lu ce torchon est : « On s’aperçoit qu’on est devenu un spécialiste quand les choses dont on parle avec plaisir ennuient les autres » de Gilbert Cesbron .

      Alors spécialiste de la connerie, avant ta prochaine critique, apprends celle-ci: »Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien » de Socrate

      Bien à toi

    2. Virgile Gosh dit :

      Très cher A.D.,

      Attention à ton cœur, être si réac, ça fait mal. Sache que je suis ravi que tu te sois amusé à cette soirée, contrairement à bon nombre de gens!

      Je te conseille vivement de souvent y retourner, après tout, les goûts et les couleurs se discutent, c’est bien la magie de ce monde ;)

      Tendrement

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