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  • Comme le disait la Mistinguette…

    17 04 2010

    Depuis que LDL est aux commandes du Zoo, je peux vous dire que les choses bougent, car voilà que le projet dont elle parlait avec ardeur depuis des mois (au point de saoûler certains!) s’est enfin concrétisé hier soir, lors d’une soirée mémorable (oui oui je sais vendu, tout ça tout ça, bon mes chers petits aigris atrophiés du bulbe, on se calme et on prend ses pillules d’accord?).

    Cette soirée Generation 80 Spécial Gay Friendly a effectivement rencontré un beau succès, grâce à une multitude de choses… Tout d’abord le DJ issu des Folivores (Bonjour Paris!) a réussi à faire un travail formidable, allumant le dancefloor une fois un certain temps passé (apparement le début de soirée n’était pas au goût de A. qui ruminait dans son coin, à croire que ces chères eighties lui ont laissé quelque mauvais souvenirs, heureusement que S. était là pour le soutenir!), déchainant ensuite la foule durant tout le reste de la soirée, lui donnant une ambiance démentielle.

    Grâce aussi à la présence de Caroline L., particulièrement en forme hier soir, et qui a enchanté le public par 3 chansons: Mistinguette, Like A Virgin (interprêtée sur fond d’accordéon, et dans une danse lascive aidée de son propre disco stick, manié avec dextérité!), pour terminer en apothéose par son tube « C’est la ouate », scandée en choeur avec le public, particulièrement en forme. C’est qu’elle en a à revendre cette femme décapante! Mais il faut cependant dire que LDL avait déjà bien chauffé la salle avec son incontournable « Babooshka », qui a aussi rencontré un franc succès.

    Un public très hétéroclite était réuni hier soir, salué par Caroline L. par une entrée fracassante: « Est-ce qu’il y a des pédés dans la salle? Est-ce qu’il y a des gouines dans la salle? Est-ce qu’il y a des travestis dans la salle? Est-ce qu’il y a des hétéros dans la salle? », interpellée d’ailleurs par un splendide « Je suis une grosse tapette », lancé par un de ces jeunes bobo qui arpentent ces soirées, dépensant l’argent amassé par leurs parents… Hé oui, même les gros lourds aux cerveaux d’autruche étaient là hier soir, comme quoi, il y a vraiment de tout dans ce Zoo (et que la carte bleue parentale ne fait, hélas, pas tout!)!

    Et pourtant, cette douce M. veillait à l’entrée, n’hésitant pas à jeter quelques remarques bien placées du genre: « Ta casquette au vestiaire, chez nous soit on la met, soit on l’enlève, mais on ne la met pas à moitié! », fermant le clapet à toute velleité par son air autoritaire (il faut dire que ce bienveillant D. l’épaulait).

    L’équipe de Monster (pièce montée par Benoit F.S.) a elle aussi envahi le dancefloor, attirant les regards, suscitant quelques interrogations (et peurs pour certains!) par leurs combinaisons étranges et leurs danses monstrueuses. Mais dans le genre, je ne peux m’empêcher de remarquer ce cher B., transformé pour l’occasion en Carlotta, et occupant deux fois plus de place qu’à son habitude (hé oui, incroyable mais vrai!), dansant énergiquement et manquant d’éborgner de son éventails les quelques badauds à proximité.

    Des costumes plus flamboyants les uns que les autres déhambulaient dans la soirée, et je ne peux que donner une note excellente à D. déguisé pour l’occasion en membre de Kiss assez convaincant, mais aussi à l’autre D’., maquillé pour l’occasion en Michel Polnagay, mais se refusant à toute interprétation d’un de ses titres (à la grande déception du public… ou pour son plus grand bien!).

    Mais comme je l’ai dit plus haut, cette soirée, bien que gay friendly, comportait quand même une majorité d’hétéros, pour la plupart assez plastiquement réussis, voilà qui a permis aux vieux pervers de bien se rincer l’oeil sur des fantasmes impossibles (quoi qu’en dise Y. et sa théorie de l’homosexualité alcoolisée!), déchainant quelques pleurs de déception chez certains. Ha ce vieux fantasme de l’hétéro… Même ce cher J-M, qui avait revêtue une splendide coiffe bleutée, ne pouvait s’empêcher de lancer quelques regards ça et là!

    Je ne peux clore cette article sans cependant crier à la discrimination quand on voit les décors mis en place pour cette Génération 80, rendant les ZGTD tristement cheaps… Lasers, ballons dans tous les sens, nouveaux verres à cocktails, barbe à papa (préparées savamment par C., qui maniait décidément bien la baguette!) … Rien ne semblait assez beau pour combler le public, qui n’avait aucune honte à chanter tue tête les chansons de Gilbert M. et autre E. & Images (s’en souviendront-ils le lendemain? J’espère pour eux!). A quand un ZGTD avec une ambiance pareille?

    Cependant mes chers, mes oreilles ont quelque peu trainé durant cette soirée, et je peux vous promettre que la soirée qui se prépare au Bar Si pour le 22 mai prochain promet énormément, vu les moyens mis en placé… mais chut, ne soyez pas si impatients, vous saurez tout en temps voulu ;)

    Un conseil? Si vous avez manqué cette soirée, il ne vous reste plus qu’à pleurer!

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