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  • La tragique histoire d’un petit être trop curieux

    22 11 2009

    Il était une fois, lors d’une de vos soirées préférées, si féériques, emplies de gayeté, de musique, et de divertissements alcoolisés, un petit être que j’appellerai affectueusement T..

    Comme chacun de ses amis, T. était venu en ce lieu afin d’y trouver, dans un espoir fou, quelque prince charmant, à la chevelure blonde et épaisse, aux yeux bleus comme le Rhin, dont il pourrait devenir quelques instants, le fidèle destrier.

    Accompagné de ses chers et tendres compagnons de rut, T. passait une agréable soirée, entouré de stromboscopes et autres ménestrels virtuels, et de ces étranges créatures de la nuit, ni vraiment hommes, ni vraiment femmes, et dont le chant (sauf exception unique) n’attire personne à part quelques bougres désespérés.

    Les heures défilant, la nuit s’accentuant, le prince charmant à l’appel manquant, et les verres se vidant, T. par la fenêtre regardant tristement, ne fit pas attention quand un vil serviteur à l’apparence repoussante autant que vieillote, lui apporta quelque mystérieux brevages, aux relents de trahison.

    Que voulez vous cher lecteur, la tradition de la pomme se perd, et la vie ne faisant pas de cadeau (comme disait J.), le breuvage commença rapidement et sournoisement à faire effet sur le malheureux T., futur destrier à en devenir.

    Perdant tout contrôle de ses maigres moyens, le T. chut dans les bras de la vile créature, tenant alors un bien précieux et unique, qui s’empressa de l’amener dans les oubliettes les plus proches, pour s’adonner aux rites satanistes de la chair dont je vous passerai les détails.

    C’est donc un peu perdu, et perclu par quelques douleurs intestinales, que T. se réveilla le lendemain, sur les marches de la gare de l’orient, les souvenirs brumeux de la soirée s’enfuyant peu à peu de son esprit, tandis que fâdissait le goût étrange qui emplissait sa bouche. Et c’est en voyant ses vêtements salis, qu’il comprit toute sa mésaventure.

    Un Conseil? Les contes de fées ne sont pas prêts de se terminer, une fois le breuvage vidé.

    demon

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