Épuisante Redondance
3 12 2010Mes chers atrophiés,
Je me demande quel est ce mal étrange qui peu à peu dévore vos soirées préférées, rognant des parts de plus en plus grande, d’une omniprésence étouffante, croûlant sous les croûtes que forme son maquillage appliqué à la truelle, j’ai nommé: la travelotte.
Alors bien sûr, cette chose fait partie du folklore gay (et certaines ne s’en sortent pas trop mal, voir plutôt bien), semble être une condition siné qua non à l’organisation de soirées gays, même si leur omniprésence, leurs airs de reines hautaines (l’on me chuchote que c’est l’unique moyen pour que le fond de teint tienne sur le visage), leurs regards de harpies, exaspèrent de plus en plus de gens.
Est-ce un manque d’inventivité ou d’audace que de, à chaque soirée, vous refourguer la travelotte de service, de préférence la plus ridicule possible (d’aucuns s’en souviendront de Lady Cata), qui viendra exécuter, l’air ridicule, des gestes épileptiques sur une bande préenregistrée, le plus souvent avec un talent frôlant le zéro absolu?
Et tous tombent dans cet écueil, le Zoo, (feu) la Divine Comédie (mais non elle n’est pas morte, mais non), l’OpenBar, et j’en passe. Alors que même ma très chère R. avait réussi à innover lors du lancement de son Absolutely M., en proposant quelque chose de différent et d’étonnant!
Alors bien sûr, nombres d’entre vous ont toujours rêvé de se déguiser en fille, mais à moins d’avoir un talent énorme (je parle de talent, pas de tour de taille!), épargnez nous vos gesticulations pathétiques. Voir un peu moins de quantité (graisseuse) et un peu plus de qualité (scénique) ne fera sûrement de mal à personne!
Et quand aux organisateurs de vos soirées favorites, un peu d’originalité que diable, vos clichés éculés deviennent réellement ennuyants!
Enfin, n’oublions pas que cette chère M. fête son anniversaire ce week-end, ce qui promet de nouveaux une avalanche de fond de teint bon marché et autres parures ridicules. Qui a dit indigestion?
Un Conseil? Dépoussiérez la travelotte ou rangez la dans le placard duquel elle n’aurait pas dû sortir!










