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  • Hypocrisy for Life

    23 11 2010

    Oh mes bons lecteurs,

    Le monde change ! Le sacro saint pontif, tremblotant entre deux phrases, couvrant les pédophiles (ne niez pas, vu l’âge des pauvres minets que vous matez, parfois il vaut mieux ne pas jeter la pierre! Et non, ce n’est point du jeunisme, juste une observation objective!), débitant des énormité les unes après les autres a enfin ravisé son discours:

    Le préservatif (première fois que ce mot sort de la bouche d’un souverain pontif) est enfin avalisé par le seigneur tout puissant, mais attention seulement pour protéger du SIDA. Rassurez-vous les représentants communication du Vatican ont directement modéré les propos de papy B.

    Cette sortie plus que médiatique me permet de commenter la prochaine soirée à votre cher Zoo. Ce dimanche, votre lieu de débauche favori se mettra aux couleurs plus qu’honorables de la Swim for Life ! Un petit rappel s’impose: Qu’est ce que la Swim for Life ? Un évenement permettant de récolter des fonds pour plusieurs associations se battant pour aider les gens atteint du virus du SIDA, cela à travers un marathon de natation!

    Honorable me direz vous? Effectivement, surtout que cette association fêtera ses 15 ans. Et qu’il est de mon devoir de mettre en avant ce genre de démarche, car il faut bien que certains vous rappellent parfois que l’insousiance parfois se paie…

    Mais il est aussi de mon devoir de mettre en exergue la démarche du Zoo pour cet évenement. Le concept, proposé pour cette soirée, est d’augmenter le prix de l’entrée de 1 euros et de les verser pour la Swim for Life.

    J’avoue que cette fois ça me dépasse, Le Zoo réalisant son plus gros chiffre de la semaine le dimanche (hé oui les follasses ont de l’argent et le dépensent facilement!) je m’étonne que cette institution des nuits gay bruxelloises ne rogne pas sa marge afin d’offrir beaucoup plus à l’association!

    Pourquoi ne pas proposer les entrées à 9 euros, ne donner que deux tickets boisson et offrir les 3 euros restant à la Swim for Life ? Imaginez le bénéfice qu’une manœuvre pareil offrirait ? Et je suis convaincu que mes chers clubbeurs seraient prêts à sacrifier un ticket boisson pour aider les personnes atteintes du virus, ou même pour pouvoir à l’avenir effectuer leur coït journalier sans l’usage du préservatif (bande de gros dégoûtants que vous êtes!). Mais il est vrai qu’il est plus facile de continuer à traire ses vaches à lait que de rogner ses précieuses marges.

    Il est vraiment désolant de voir le manque d’effort pour des luttes aussi salvatrice, et l’hypocrisie dont fait preuve ouvertement notre chère Terre du Milieu. J’ose espérer que le Zoo se fendra quand même d’un chèque à ses frais pour l’association, histoire de garder un minimum de crédibilité!

    Un conseil : Donnez généreusement au dela du médiocre euro imposé à l’entrée, via le site de l’association! Ou encore par sms, voir ici!

    Mais qui a mis l’amour à mort?

    12 12 2009

    Pensant toujours à votre bien être, car vous savez à quel point je vous aime public chéri mon amour, j’ai décidé après mûre réflexions, et après avoir entendu quelques atrocités ignobles sorties de la bouche de décérébrés mentaux (enfin, j’ose l’espérer), qu’il était temps pour moi de remettre le préservatif au Milieu du village, et de vous parler un petit peu de cette maladie courante et rampante qui emplit vos cauchemars (et vos déchets post coïtaux pour certains).

    N’ayant pas la prétention de tout savoir et tout connaitre, et sachant à quel point certains font fi de mes leçons (n’est-ce pas A. ? Il semblerait que ce jeune homme n’ait toujours pas bien compris, à ce rythme là il pourra accueillir des vols longs courriers à lui tout seul!), j’ai préféré laisser la parole, pour quelques lignes, à l’un des acteurs de la lutte contre le sida en notre petit pays… Je vous laisse donc en l’agréable compagnie d’Ex Aequo (et retenez la leçon, je procèderai à une sévère interrogation!)…

    Je commencerai donc assez simple, pour ceux qui ne vous connaissent pas, pourriez vous expliquer un peu ce qu’est exactement Ex Aequo? Quels sont vos buts, vos méthodes, vos attentes?

    Créée en 1994, Ex Aequo est une association mandatée pour faire de la prévention du VIH et des IST chez les hommes homo/bisexuels sur l’ensemble de la Communauté française, et qui de manière plus large, vise aussi la promotion de la santé des gays et des lesbiennes. Nous sommes une équipe constituée de quatre salariés, et sans nos volontaires qui nous aident à diffuser nos actions, nous serions bien incapables d’atteindre nos objectifs !

    Après une petite trentaine d’années de lutte contre le SIDA, où en sommes nous exactement à l’heure actuelle? Et quid de l’état de notre chère Belgique quand à cette pandémie?

    Si depuis 1996 et l’arrivée des traitements anti-rétroviraux, appellés aussi tri-thérapies, le vécu de la maladie a beaucoup évolué (confort de vie, réduction du nombre de décès), malheureusement au-delà de l’aspect médical, la lourdeur de la séropositivité n’a pas changé que ce soit dans le domaine affectif et sexuel. Les séropositifs continuent à vivre de nombreuses discriminations, et ceci dans le milieu gay aussi.

    Les dernières statistiques (diffusées dans le cadre du 1er décembre 20091) montrent que le public des hommes homo/bisexuels sont malheureusement de plus en plus touchés par de nouvelles contaminations. Cette année, les nouveaux diagnostics ont augmenté de 20% par rapport à l’année précédente, ce qui fait que les hommes homo/bisexuels représentent 48% de l’ensemble des nouveaux diagnostics. Ce qui veut dire que notre public est surreprésenté car le public homo/bi ne représente évidemment pas 48% de la population. Par ailleurs, on observe aussi une augmentation du nombre des IST2 chez les gays séronégatifs comme séropositifs. Tous ces éléments montrent une baisse de vigilance face au risque de contamination, et l’importance d’augmenter les actions de prévention dans ce milieu.

    « Le sida, je connais quelqu’un qui en a guérit », qu’avez vous à répondre à ce genre de propos? Qu’en est-il exactement aujourd’hui quand à la lutte contre le SIDA?

    A l’heure actuelle, on ne guérit toujours pas du Sida, mais on peut traiter et donc réduire les problèmes causés par le virus (cfr. tri-thérapies). Pour ce faire, un suivi médical chez un infectiologue est nécessaire pour « tenir le virus à l’œil », et instaurer un traitement dès que c’est nécessaire.

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    Le SIDA, malgré le matraquage effectué autour, reste une grande inconnue pour beaucoup, se croyant « protégés », ou ayant « confiance » suffisamment en leur partenaire que pour se passer de protection, ce sans test (ou se croyant capables de discerner cela au feeling). Pourriez vous rappeler ce qu’il est exactement, et la façon dont il se traduit, mais aussi les dangers encourus?

    Il est tout à fait illusoire de se baser sur ses sentiments – confiance ou « feeling » – pour évaluer si on a pris un risque ou pas, ou si l’on doit se faire tester ou pas. La plupart des contaminations se font par des personnes qui ignorent leur séropositivité, et contrairement à ce que l’on peut croire, le plus souvent par un partenaire connu.

    Il est important de protéger tous les rapports sexuels, et de n’abandonner la capote que lorsque les deux partenaires sont tout à fait sûrs de leur séronégativité (sur base d’un test fait trois mois après la dernière prise de risque). Par ailleurs, si un couple décide de ne plus utiliser de capotes, il faut que le contrat de protection soit très clair en cas de contacts sexuels avec un ou d’autres partenaires.

    Si on a pris un risque, il faut attendre les trois mois nécessaires avant de réaliser le test de dépistage, et surtout de protéger les rapports sexuels dans l’attente des résultats. Par ailleurs, pour savoir si l’on doit faire un test, il est impossible de se baser sur des symptômes supposés d’une contamination (appelée séroconversion). Car toutes les personnes nouvellement contaminées ne présentent pas ces symptômes qui varient en plus d’une personne à l’autre.

    Si l’on a pas envie de se rendre chez son médecin traitant pour faire un test, il existe des centres de dépistage spécialisés, où l’anonymat est respecté.

    On parle beaucoup de relapse (relâchement par rapport au préservatif & autres) à notre époque, alors que les campagnes de prévention se font de plus en plus présentes, comment l’expliquez-vous? Que voudriez vous faire pour conscientiser les gens?

    Le relapse peut s’expliquer par plusieurs facteurs ;

    D’une part, l’arrivée des trithérapies qui ont paradoxalement banalisé la maladie, aujourd’hui perçue comme moins dangereuse. La représentation fausse de ces trithérapies considérées comme un traitement anodin alors que c’est loin d’être le cas. Pour ceux qui commencent leur vie sexuelle, le manque d’information est préoccupant et surtout le fait que cette information est souvent lacunaire et erronée.

    Pour ceux qui ont commencé leur vie sexuelle avec le Sida, le relâchement peut s’expliquer par un certain ras-le-bol. Vivre une sexualité épanouie avec une épée de Damoclès au-dessus de soi peut conduire à un découragement et à certaines prises de risque.

    On observe aussi que certains gays séropositifs se protègent moins ou pas. C’est oublier qu’ils pourraient contracter une autre souche virale, et donc un VIH plus agressif, ou d’autres IST. Les co-infections (notamment VIH et hépatites B ou C) sont d’autant plus difficiles à traiter.

    Les campagnes doivent d’abord servir à informer notre public. Cette information doit être continue pour pouvoir toucher ceux qui démarrent leur vie sexuelle et maintenir la vigilance chez les autres.

    Si Ex Aequo est un bon producteur d’outils via des campagnes, brochures et website, il faudrait développer un travail plus en profondeur sur le terrain, aller à la rencontre de ce public très diversifié. L’un des défis est aussi de toucher les hommes qui ont des pratiques homos s’en pour autant s’identifier comme gays et qui fréquentent certains lieux où des actions de prévention sont plus difficiles à mener, pensons notamment aux parcs et parkings. La prévention dans les saunas doit aussi être renforcée.

    Par rapport aux dernières campagnes justement, ne trouvez vous pas le ton un peu trop « gentillet » face à cette maladie? Beaucoup pensent qu’à l’heure actuelle, il est facile de vivre avec cette maladie, grâce aux traitements, le ton ne devrait-il pas être un peu plus forcé, afin que les gens se rendent vraiment compte de ce que c’est?

    Après des années d’expérience dans la prévention, on peut dire avec certitude que les campagnes agressives, choquantes, qui font peur sont généralement contre-productives (voir en parallèle les horribles photos sur les paquets de cigarettes que plus personne ne voit). Par ailleurs, dans notre société saturée d’images publicitaires, il difficile de se faire voir et encore moins de se faire entendre. De plus, on parle quand même de sexualité, donc de quelque chose d’intime et ce n’est pas toujours évident de toucher le plus grand nombre avec un message clair et simple.

    A cet égard, notre dernière campagne destinée spécifiquement au milieu gay met en lumière la stigmatisation des gays séropositifs en son sein. Avec son visuel clair – un couple d’homme – et son slogan : « Si tu es prêt à l’entendre, je suis prêt à te le dire. Séropositivité, n’en faisons plus un tabou », nous espérons que lutter contre « l’invisibilisation » des gays séropositifs, et montrer aussi que la responsabilité de parler de séropositivité ne doit plus être mise que sur les épaules des séropositifs.

    Et maintenant, l’exercice traditionnel que tout le monde attend: un dernier mot pour Gayssips?

    D’abord merci pour la demande d’interview, ça fait plaisir car souvent nous devons faire le pas pour « vendre » de la prévention sur les sites internet. C’est aussi l’un des défis d’aujourd’hui, être présent sur le web à travers les sites de rencontres, d’associations ou de commerces. Merci d’y participer !!!

    Liste des centres de dépistages

    signature

    La malade educación

    11 12 2009

    Ah mes chers lecteurs pervers, les plus jeunes, les moins jeunes, une fois n’est pas coutume je viens vous parler cinéma. Non je ne vous parlerai pas de Almodovar, non je ne vous parlerai pas de ce dernier film traitant de l’homosexualité, non je ne vous parlerai pas du dernier acteur gay, ou celui sur qui on a des doutes comme ce jeune Z…

    Je viens vous parlez de ces films que vous regardez sur votre ordinateur, fraichement téléchargés (et souvent) illégalement. Le film que vous regardez tard le soir quand papa et maman, si ils sont toujours de ce monde, sont au lit. Ou encore celui que vous regardez sur l’écran plat du salon, si vous vivez loin de papa et maman. Vous voyez bien ce genre de film bien sale, mais toute fois éducatif pour votre avenir sexuel.

    Éducatif? Parlons-en! Il est évident que l’époque de Papa (pas le buveur de vin rouge) expliquant à ses enfants les principes des attouchements sexuels et de l’amour charnel est révolu. Dorénavant, votre apprentissage se fait via ces vidéos glanées ça et là sur le web. Et vous, jeunes et moins jeunes, aux travers de vos premiers émois, découvrez la baise brute et bestiale.

    Attention je ne suis pas la pour vous resortir l’hypocrite discours du « Moi les films de cul, rarement! »! D’ailleurs si vous êtes de ce type de gars, rassurez-vous personne ne croit à ce discours! Non non je viens vous parler de la mauvaise éducation que vous pouvez tirer de ce genre de film, et je le repète encore une fois, pas tous!

    Beaucoup sont très bons, mais certaines pratiquse effectuées dans ces films sont vraiment à ne pas reproduire. Tout d’abord les films dit Bareback, qu’est ce que le barebacking? C’est simple, littéralement traduit par « chevauché à cru », c’est pratiquer le coït sans préservatif! A l’époque actuel, et même si votre partenaire vous lâche un mythique « tu peux me faire confiance » , il est suicidaire ou criminel (en fonction de votre position dans le lit) de recourir à ce genre de pratique!

    La deuxième est souvent la scène la plus alléchante du film, c’est la fin de la scène. Je vous fais une brève mise en situation: Minet un retire son engin du séant de Jeune adulte 2, Minet un voit sa respiration accéléré, simule de plus en plus bruyamment et, dans un ultime râle, déverse sa semence fertile en pleine bouche de Jeune adulte 2. Sachez mon cher auditoire que ces scènes, bien que fréquentes, sont tout aussi criminel.

    Si dans les films les conditions sanitaire et médical sont censées être ultra contrôlée, je sais que dans votre lit ce n’est pas toujours le cas ;) (plus pour certains que pour d’autres, mais bon tout le monde n’a pas d’argent à mettre dans des anti bactériens n’est-ce pas?). Et même si votre chasse fût bonne en boite ce soir, que vous avez follement envie de vous faire prendre par votre bombe anatomique fraichement débarquée chez-vous, UTILISEZ UN PRÉSERVATIF, ça ne vous tuera pas, bien au contraire. Et si vous n’en avez pas, ayez le bon sens de vous abstenir, après tout, pour une fois, ça ne fera pas de mal.

    nuclear